62ème session du Conseil des droits de l’Homme
À l’occasion de la discussion annuelle sur les droits des femmes
Déclaration du Groupe des Ambassadeurs francophones (GAF) de Genève
Lue par Dr. Ilir Nezaj, Conseiller, Mission Permanente de la République d’Albanie auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales à Genève
Coprésidente de la coordination thématique « droits de l’Homme » du GAF
24 juin 2026
Seul le texte prononcé fait foi
Madame la Vice-Présidente,
Le Groupe des Ambassadeurs francophones félicite la tenue de cette discussion annuelle, fruit d’une pratique désormais consolidée au sein de notre Conseil.
Les droits de toutes les femmes et filles sont au cœur de l’agenda international et constituent des socles prioritaires de l’action de la Francophonie.
Nous réaffirmons avec force les principes d’universalité, d’égalité et de non-discrimination comme des valeurs cardinales.
Pour cela, l’espace francophone s’appuie sur une expérience concrète et des engagements de longue date, guidés par la Déclaration de Luxembourg (2000), la Stratégie pour la promotion de l’égalité des femmes et des hommes (2018) ainsi que l’Appel de Kigali (2025).
À l’échelle internationale, les pays francophones déploient des stratégies opérationnelles visant à lever les barrières systémiques qui freinent l’égalité des genres.
L’autonomisation des femmes dans toute leur diversité et leur participation pleine, égale et significative à la vie publique, politique, économique, aux processus de paix et à la diplomatie multilatérale constituent à la fois une exigence de justice et un impératif stratégique. Elles sont essentielles à la qualité des décisions institutionnelles, à la stabilité des sociétés et à la réalisation du développement durable.
Pourtant, dans le monde du travail comme en diplomatie, les barrières structurelles, le manque d’autonomie corporelle, la part disproportionnée des responsabilités familiales et soins non rémunérés, ainsi que certaines formes de violence fondées sur le genre continuent de freiner leur progression vers les postes de décision.
Madame la Vice-Présidente,
Pour bâtir des institutions légitimes et résilientes, nous devons garantir à toutes les femmes un accès égal au travail décent et à des emplois productifs et sûrs. Le GAF appelle tous les États à transformer les promesses juridiques en réalités concrètes et à mettre en œuvre la recommandation générale 40 du CEDEF.
Je vous remercie.


