L’Albanie salue les travaux de la 224e session du Conseil exécutif et réaffirme son plein engagement à participer à ses travaux dans un esprit constructif et orienté vers les solutions.
À nos yeux, cette session devrait permettre d’atteindre trois objectifs.
Premièrement, elle devrait permettre à l’UNESCO de rester concentrée sur des résultats concrets.
Deuxièmement, elle devrait renforcer la confiance dans la gestion financière et administrative de l’Organisation.
Troisièmement, elle devrait faire avancer des réformes rendant l’UNESCO plus cohérente, plus efficace et plus à l’écoute des États membres.
Sur la mise en œuvre.
L’Albanie estime que, dans le contexte actuel, le Conseil doit continuer à mettre l’accent sur la clarté des priorités et des résultats. Le mandat de l’UNESCO est vaste, mais lorsque les ressources sont sous pression et que les attentes continuent de croître, la priorisation devient essentielle. Nous devons examiner non seulement ce qui est mis en œuvre, mais aussi les domaines dans lesquels l’UNESCO fait réellement la différence, ainsi que ceux où ses efforts devraient être davantage ciblés.
À cet égard, nous partageons l’accent mis par le Président du Conseil et par le Directeur général sur les progrès mesurables et sur les résultats concrets sur le terrain. Comme cela a été justement souligné, les institutions sont jugées non seulement à leur vision, mais aussi à leurs résultats. Pour l’Albanie, la valeur de l’UNESCO réside dans sa capacité à traduire son mandat universel en actions concrètes dans les domaines de l’éducation, des sciences, de la culture, de la communication et de l’information.
Sur les questions financières.
Les discussions sur la situation de trésorerie, le programme et budget révisé, ainsi que le mécanisme relatif à l’utilisation du supplément de 31 millions de dollars, sont au cœur de cette session. Il ne s’agit pas simplement de questions techniques. Elles touchent directement à la crédibilité et à la résilience de l’Organisation.
L’Albanie soutient une approche prudente, transparente et rigoureuse. Des mesures exceptionnelles peuvent parfois être nécessaires, mais elles doivent rester ciblées, justifiées et strictement encadrées. Des solutions temporaires ne doivent pas se substituer à une visibilité financière à long terme.
Dans ce contexte, l’Albanie attache une importance particulière à la transparence, la resposabilité et l’équité.
La transparence, parce que les États membres doivent comprendre clairement comment les ressources sont priorisées et utilisées.
La resposabilité, parce que la discipline financière est essentielle à la confiance dans le Secrétariat.
L’équité, parce que les difficultés actuelles ne devraient pas faire peser une charge supplémentaire sur les États membres qui continuent de s’acquitter de leurs obligations.
Comme l’a justement souligné le Directeur général, « il ne peut y avoir de confiance sans transparence ». Nous partageons pleinement ce point de vue.
Sur la réforme.
L’Albanie se félicite des efforts visant à donner une structure plus claire au processus UNESCO80. Nous soutenons des réformes qui améliorent la coordination entre le Siège et le terrain, réduisent la fragmentation, clarifient les responsabilités et renforcent l’efficacité institutionnelle.
At the same time, reform must be judged by results, not by concepts. It should lead to a Secretariat that is more agile, better coordinated and better able to support implementation across the Organization. In this regard, we find particularly relevant the Director-General’s observation that, in the current context, “we no longer have the luxury of being slow.”
We also believe, as the President of the General Conference underlined, that this is a real window of opportunity — a moment to choose transformation over inertia.
Albania also wishes to underline the importance of gender equality, both as a global priority of UNESCO and as a principle that should be reflected in leadership and institutional culture. In this regard, we appreciate the signal sent through the choices made by the Director-General in shaping the senior team. This should continue to be reflected not only at leadership level, but also in management practice and programme delivery.
A further point concerns the relationship between the Secretariat and Member States.
Albania believes that UNESCO works best when this relationship is based on dialogue, trust and constructive support. The Organization must, of course, uphold standards and responsibilities. But where Member States face real difficulties, the overall approach should remain one of engagement and support, aimed at encouraging progress and sustaining commitment.
We also wish to underline the importance of UNESCO’s action in areas affected by conflict, war and fragility. In such contexts, UNESCO’s mandate remains essential: protecting access to education, safeguarding culture and heritage, supporting the safety of journalists, preserving institutions of knowledge, and defending the human dimension of recovery.
In all conflict-affected contexts, UNESCO’s action should remain principled, practical and firmly anchored in its competence.
For Albania, support for UNESCO is not abstract. We see directly the importance of the Organization’s work through our engagement on culture, heritage, education, science and sustainable development. We know from experience the value of an Organization that combines standard-setting with practical cooperation, and global ambition with action on the ground.
That is why we will remain actively engaged throughout this session. We will support efforts that strengthen financial responsibility, improve institutional effectiveness, advance practical reform and keep UNESCO focused on meaningful results for Member States.
In our view, that is the direction this Board should give: a UNESCO that is focused, credible, supportive and effective.
Thank you, Mr Chairperson.



